|
9 janvier 2008 : Le Cruiser, un nouvel insecticide neurotoxique
systémique inquiète les apiculteurs français. Le ministère français
de l'agriculture vient d'annoncer l'homologation sur son territoire d'une semence
de maïs traitée avec un nouvel insecticide neurotoxique systémique, le
Cruiser, et destinée à l'alimentation animale. Le maïs destiné à
l'alimentation animale (maïs ensilage) couvre l'essentiel des surfaces
de maïs cultivées en France.
Produit par le groupe agrochimique suisse Syngenta, cet insecticide dont
la molécule active est le thiamethoxam, un neurotoxique qui agit sur les
récepteurs nicotiniques des insectes, devrait servir à lutter contre les
taupins (Agriotes spp), des coléoptères souterrains qui s'attaquent aux racines du maïs.
L'insecticide enrobe la semence de maïs et diffuse dans la plante
pendant sa croissance. Ce type d'enrobage inquiète particulièrement les
apiculteurs d'autant plus que des études écotoxicologiques réalisées par Luc Belzunces (INRA, Avignon)
ont montré que le comportement de vol des abeilles, en particulier leur retour à la ruche, pouvait
être perturbé par l'absorption de très faibles doses de thiamethoxam. D'autre part l'an dernier, plusieurs
apiculteurs italiens ont accusé le thiamethoxam d'être responsable
de la disparition brutale d'un grand nombre de leurs abeilles. Selon
eux, les abeilles auraient été contaminées par la dispersion de la
molécule neurotoxique dans l'air lors des semis. Des analyses récentes ont
d'ailleurs confirmé la présence de Thiamethoxam dans les abeilles
italiennes retrouvées mortes. L'utilisation sur le maïs de deux autres
insecticides neurotoxiques systémiques, le Gaucho et le Fipronil,
suspectés d'être à l'origine de l'affaiblissement des colonies
d'abeilles, est interdite en France depuis 2004. (OP) ; Source :
LeMonde.fr ; [Lire
l'article]
25 septembre 2007 : Du
nouveau sur la génotoxicité des pesticides. Le fonctionnement
génétoxique d'un organosphosphate largemment utilisé dans les pesticides
a été établie par une jeune chercheuse slovène. "La
jeune chercheuse Irena Hreljac travaille au sein du Département pour la
toxicologie génétique et la biologie du cancer à l'Institut national de
biologie à Ljubljana. Récemment, elle a obtenu le troisième prix à la
5ème conférence internationale sur les mutagènes environnementaux dans
la population humaine (5th International Conference in Environmental
Mutagens in Human Populations) pour sa présentation intitulée "
Fonctionnement co-génotoxique du parathion méthyl et du benzopyrène".
Irena Hreljac a montré au cours de cette conférence qui a eu lieu en
Turquie comment l'organophosphate parathion méthyl provoque des
mutations dans les bactéries et des endommagements de l'ADN dans les
cellules humaines et augmente le fonctionnement génotoxique d'un des
agents cancérogènes le plus répandus, le benzopyrène. En outre,
l'analyse génétique de cellules qui ont été exposées au parathion méthyl
lui a permis d'établir une hypothèse sur le mécanisme de fonctionnement
génotoxique et co-génotoxique de parathion méthyl. Elle s'est concentrée
plus particulièrement sur l'influence des pesticides organophosphates
sur les cellules non nerveuses. Ces nouvelles recherches
épidémiologiques ont donc montré une liaison entre l'exposition aux
organophosphates et certaines formes de cancer. Durant ses recherches,
Irena Hreljac a ajouté aux cultures de cellules différentes
concentrations de combinaisons de pesticides organophosphates. Cette
recherche ,qui n'est pas encore achevée, a permis de conclure que les
organophosphates, qui eux-mêmes ne sont pas mutagènes, provoquent une
génotoxicité et les endommagements de l'ADN lorsqu'ils sont liés avec le
benzopyrène". Source : BE Slovénie
numéro 55 (4/09/2007) - Ambassade de France en Slovénie / ADIT -
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/50760.htm
18 septembre 2007 : Des pesticides ont provoqué
un «désastre sanitaire» aux Antilles françaises (AFP). Selon
un rapport préparé par le cancérologue Dominique Belpomme, l'utilisation
massive de certains pesticides a provoqué un "désastre sanitaire" aux
Antilles françaises. Le rapport vise en particulier le chlordécone, un
insecticide organochloré utilisé pour lutter contre le charançon du
bananier et dont la rémanence dans l'environnement et la toxicité sont
très grandes. Considéré comme cancérogène, l'insecticide a été interdit
en France métropolitaine en 1990, et depuis 1993 aux Antilles
françaises, où il a certes continué d'être utilisé clandestinement dans
les bananeraies jusqu'en 2002. Le chlordécone est à l'origine d'une
pollution considérable en Guadeloupe et en Martinique où certaines
nappes d'eaux souterraines en contiennent des taux 100 fois supérieurs à
la norme. Pour le Pr Belpomme, ce produit est "l'arbre qui cache la
forêt", et il prévient que c'est probablement l'ensemble des eaux, du
sol et de l'alimentation qui sont pollués par une centaines de
pesticides, dont le paraquat un herbicide encore bien plus toxique. Il
souligne en outre qu'en Guadeloupe, c'est l'ensemble des femmes
enceintes et des nouveaux nés qui sont contaminés au chlordécone et que
les Antilles françaises sont au 2ème rang mondial pour les cancers de la
prostate et que les taux de cancers du sein et de malformations
congénitales y sont en nette augmentation. Le cancérologue réclame des
études épidémiologiques adaptées afin d'établir d'éventuels liens entre
cette contamination et l'incidence des cancers dans la population
antillaise, et préconise le développement rapide d'une agriculture sans
pesticides, en particulier sur les terres qui ne sont pas encore
polluées. Connu pour ses travaux sur les causes environnementales des
cancers, le Pr Belpomme est le fondateur de l'Association pour la
Recherche Thérapeutique Anti-Cancéreuses (ARTAC). (OP) ; [Lire
l'article sur cyberpresse.ca]
> Lire aussi :
"Sauver les Antilles françaises d'un désastre sanitaire" (Libération,
17.09.07)
>
: Le Pr Belpomme en entrevue dans "Des élus réclament 'toute la lumière"
sur l'usage des pesticides aux Antilles" (LeMonde.fr, 18.09.07) [Voir
la vidéo, 1.39min]
> Site
de l'ARTAC
17 septembre 2007 : Certains pesticides
provoquent de l'asthme chez les agriculteurs (AFP). Pour la
première fois, une étude américaine à grande échelle, réalisée sur 20
180 agriculteurs en Iowa et en Caroline du Nord (États-Unis), indique
que l'usage de certains insecticides, fongicides ou herbicides peut
provoquer de l'asthme indépendamment des autres facteurs de
risques. Selon Jane Hoppin, du service d'épidémiologie au National
Institute of Environmental Health Sciences (NIEHS) à Bethesda, une
seule exposition importante à des pesticides au cours de la vie peut
suffire à doubler le risque d'asthme chez les hommes agriculteurs
adultes. Bien qu'aucun lien n'ait été mis en évidence avec une classe
particulière de pesticides ou un mode d'utilisation, 16 pesticides sur
les 48 auxquels ont été exposés les 452 agriculteurs asthmatiques sont
suspectés d'augmenter la prévalence de l'asthme chez les agriculteurs.
Cette dernière a en effet été augmentée de 30 à 40% par certains
pesticides et a plus que doublé avec d'autres. Près de la moitié des
pesticides incriminés sont encore commercialisés aujourd'hui à savoir le
paraquat, le lindane, le parathion, le coumaphos, le diazinon et le
captane. Une étude semblable est en cours chez les femmes agricultrices.
L'impact sur les populations urbaines, moins exposées aux pesticides
agricoles mais à plus forte prévalence asthmatique, reste aussi à
déterminer. (OP) ; [Lire
la dépêche AFP sur Cyberpresse.ca]
> Lire le communiqué de presse du 17e Congrès européen de pneumologie à
Stockholm (en français) : [Fichier
Word à télécharger] [European
Respiratory Society]
> Consulter la liste des travaux de Jane Hoppin sur l'incidence de
l'usage des pesticides chez les agriculteurs (en anglais) : [PubMed-Hoppin
JA]
30 août 2007 : Pesticides au Québec : des
fruits et légumes contaminés et une consommation en hausse. Des analyses en laboratoire menées par le ministère
de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ)
et par l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) révèlent que
les fruits et légumes cultivés au Québec ne sont pas moins contaminés
par des pesticides que ceux importés des pays étrangers et du reste du
Canada. En effet, 33% des 500 échantillons de fruits et légumes
(comprenant des pommes, fraises, framboises, laitue romaine, poivrons
verts, tomates et pommes de terre) testés par le MAPAQ en 2004-2005
contenaient des résidus de pesticides agricoles. Au total, 219 produits
chimiques différents y ont été détectés, et dans 1.5% des cas, les
concentrations étaient supérieures aux normes permises, soit un taux 6
fois plus élevé que dans le reste du Canada. Les analyses effectuées par
l'ACIA, avec des "critères sensiblement plus élevés qu'au Québec", n'ont
détecté des traces de résidus que dans moins de 10% des 11000
échantillons de fruits et légumes cultivés au Canada. Par ailleurs, les
fruits et légumes importés de plusieurs pays dont le Brésil, le Chili,
le Costa-Rica, les États-Unis, le Guatemala ou la Thaïlande, se sont
révélés moins contaminés que ceux cultivés au Québec. Selon le quotidien
Le Devoir, "le Québec se compare même, en la matière, à des pays comme
le Vietnam et Taiwan". Selon Mohamed Khelifi, professeur au département
des sols et de génie agroalimentaire de l'Université Laval, interrogé
par Le Devoir, la résistance des parasites aux pesticides est en cause
et conduirait les agriculteurs québécois à opter de préférence pour
l'action des pesticides, jugée plus efficace et plus rapide qu'une
gestion saine des cultures. Les plus récentes données dévoilées par le
Ministère du Développement Durable, de l'Environnement et des Parcs du
Québec (MDDEP) indiquent en effet que les agriculteurs québécois ont
légèrement augmenté leur consommation de produits agrochimiques au cours
des dernières années. Entre 2002 et 2003, les ventes de pesticides
agricoles (3/4 des pesticides vendus au Québec) ont en effet atteint un peu plus de 2700 tonnes, soit une
hausse de 2.4% par rapport à l'année précédente, et ce alors même que la
surface agricole a diminué de 1.6%. Ainsi, l'indice global de pression
environnementale exercée par les pesticides sur les terres agricoles du
Québec s'élevaient donc à 1.51 kg d'ingrédients actifs par hectare en
2003 contre 1.45 en 2002. D'autre
part, malgré les efforts déployés par le gouvernement du Québec pour en
réduire l'utilisation, le volume des ventes de pesticides à usage
domestique a augmenté de près de 21% entre 2002 et 2003. La hausse des
ventes est particulièrement importante pour les insecticides domestiques et
pour les herbicides destinés à l'entretien des pelouses et des espaces
verts. Si la vente globale de pesticides a augmenté de 5.3% entre 2002
et 2003, il faut toutefois préciser qu'elle a diminué de 9.3% depuis
1992. (OP) ; Source : LeDevoir.com
> Lire :
"Pesticides : le portrait québécois est peu reluisant" (Le Devoir,
18.08.07) et "Les
agriculteurs québécois ont légèrement augmenté leur consommation de
pesticides" (LeDevoir 25&26.08.07)
> Réf. : Gorse, I. et DION S., 2007, Bilan des ventes de pesticides
au Québec pour l'année 2003, Québec, ministère du Développement
durable, de l'Environnement et des Parcs, 80 p. [Consulter]
> Site de la Coalition pour les
Alternatives aux Pesticides (CAP)
15 août 2007: Le suicide aux pesticides
fait 300 000 morts par an dans les campagnes asiatiques (LeMonde.fr).
Dans les pays en voie de développement, les pesticides de la famille des organophosphorés
sont responsables de
nombreuses victimes qui les ingèrent lors de tentatives de suicide. [Lire
l'article]
12 juin 2007 : Les pesticides ralentiraient la
croissance des plantes (Sciences et Avenir.com). Selon une
étude américaine menée sur le long terme, plusieurs substances présentes
dans les produits phytosanitaires, dont les composés organochlorés,
perturberaient la fixation de l'azote par les bactéries symbiotiques (Rhizobium)
des plantes légumineuses comme le soja et la luzerne. Cette perturbation
pourrait être en partie responsable des baisses de rendement observées
sur certaines cultures de soja. Des études en plein champs sont
présentement en cours afin de déterminer les molécules chimiques qui
affectent les relations plantes-bactéries (OP) ; Source :
Sciences et Avenir.com
> Réf. : Fox JE, Gulledge J, Engelhaupt E, Burow ME, McLachlan JA.,
2007. Pesticides reduce symbiotic efficiency of nitrogen-fixing rhizobia
and host plants. Proc Natl Acad Sci U S
A., édition électronique avancée du 4 juin 2007 [Résumé
en anglais]
11 juin 2007 : Les pesticides, un risque sanitaire
avéré mais encore mal pris en compte (LeMonde.fr, M. Auzanneau) [Lire]
5 juin 2007 : L'exposition aux
pesticides augmente le risque de tumeur cérébrale (AFP,
Paris) [À
lire sur Cyberpresse.ca]
Selon une étude statistique réalisée sur 959
patients, par une équipe de la faculté de médecine de l'Université
d'Aberdeen (Écosse), l'exposition à des niveaux faibles et élevés de
pesticides accroît de 9 à 39 % le risque de contracter la maladie de
Parkinson. La maladie de Parkinson est une maladie neurodégénérative
affectant les cellules nerveuses qui produisent un important
neurotransmetteur, la dopamine et provoquant des troubles locomoteurs.
Bien que la maladie de Parkinson ne soit pas causée directement par les
pesticides, les chercheurs écossais ont établit un lien significatif
entre les deux. Selon les spécialiste, la maladie de Parkinson serait
causée par une combinaison de facteurs génétiques et de facteurs liés à
l'environnement, dont l'exposition aux pesticides (OP) ; [Lire
la dépêche AFP, Londres sur Cyberpresse.ca]
> Réf. : Dick F., De Palma G., Ahmadi A. et al., 2007.
Environmental risk factors
for Parkinson’s disease and parkinsonism: the Geoparkinson study.
Occupational and Environmental Medicine 2007;0:1–7 [Télécharger
l'article en PDF]
>
Communiqué de presse de l'université d'Aberdeen (en anglais)
20 février 2007 :
Réduction drastique de l’emploi de
pesticides au Pakistan (FAO). "Vehari, Pakistan – Au coeur de la
vallée de l’Indus, grande zone cotonnière, les contribuables
pakistanais financent ce que leurs homologues de l’Union européenne
ont lancé: un mouvement visant à dispenser aux agriculteurs les compétences
et la confiance nécessaires pour limiter l’utilisation inconsidérée
et périlleuse des pesticides tout en réduisant la pauvreté". [En
savoir plus]
> site de l'Organisation des
Nations-Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO)
11 février 2007 : L'Argentine débordée par les OGM
et les pesticides (une vidéo à voir absolument !). Depuis
1996, le soja transgénique résistant à l'herbicide glyphosate
"Round up ready©"
envahit l'Argentine : la moitié des
terres cultivables accaparée (soit environ 14 millions d'hectares), 150
millions de litres de pesticides sont aujourd'hui répandus au lieu de 1
million avant l'introduction du soja transgénique ... Face à ce
véritable cauchemar sanitaire, un puissant mouvement paysans
s'organise...
>
Voir la vidéo sur dailymotion.com (8 décembre 2006)
>
En savoir plus sur les ite du MDRGF
Haut
de Page
|
|
2006
[23 nouvelles]
19 novembre 2006 : Les pesticides en milieu agricole au Québec. Source
/ Réf. : Tellier S., 2006. Les pesticides en milieu agricole :
état de la situation environnementale et initiatives prometteuses.
Direction des politiques en milieu terrestre, Service des pesticides,
Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs,
90 p. [Résumé]
[Télécharger le document
PDF]
6 novembre 2006 : Résidus
de pesticides en hausse dans les aliments en Europe. Le dernier rapport de la Direction Générale de la
Santé et de la Consommation de la Commission Européenne révèle une
hausse du pourcentage des aliments (fruits et légumes, céréales,
aliments pour bébé) contaminés par des résidus de pesticides. Sur
plus de 60 450 échantillons prélevés en 2004 dans l'ensemble des pays
de la Communauté, y compris en Norvège, Islande et Liechtenstein,
44.4% décèlent des résidus de divers pesticides, dont 4.7% ne sont
pas conformes à la réglementation européenne et dépassent les
limites maximales permises . En ce qui concerne les produits frais, ce
sont près de 47% des aliments consommés en Europe qui contiennent des
résidus de pesticides, contre 42% en 2003. Le rapport note aussi une élévation
de la fréquence (23.4% en 2004) des aliments contenant un cocktail de résidus
provenant de 2 à 8 molécules différentes. Les fraises, les pommes et
les laitues sont les aliments les plus souvent contaminés par des
pesticides. Les molécules les plus fréquemment détectées sont toutes
des fongicides (diphénylamine, Maneb, cyprodinil, tolylfluanide, Bénomyl,
iprodione, procymidone et fenhexamide). Plusieurs insecticides et
acaricides utilisés en arboriculture (endosulfan, bromopropylate,
dicofol) figurent aussi sur la liste des produits dont les limites
maximales en résidus sont le plus souvent dépassées. (OP)
> Réf. : Commission Européenne, Direction Générale de la
Santé et de la Consommation, 2006. "Monitoring
of Pesticide Residues in Products of
Plant Origin in the European Union,
Norway, Iceland and Liechtenstein, 2004
Report" (Octobre 2006). >Le rapport
et un résumé en anglais sont disponibles en ligne
> Pour en savoir plus sur les statistiques française, consulter
le site du MDRGF : "Résidus
de pesticides dans les aliments: la dernière publication européenne
montre des résultats en hausse en Europe!"
> (Re)-Lire la nouvelle
précédente : Les pesticides, hôtes indésirables
et dangereux des fruits et légumes (PESTInfos 22.02.06)
18 octobre 2006 : L'exposition
professionnelle aux pesticides et la maladie de Parkinson.
Alors que plusieurs études montrent un accroissement du risque chez les
agriculteurs, la Mutuelle sociale agricole, en collaboration avec
l'Inserm et l'institut de veille sanitaire, a décidé de lancer une
vaste enquête épidémiologique sur le rôle de l'exposition
professionnelle aux pesticides dans la maladie de Parkinson. Cette
décision survient quelque temps après qu'un salarié agricole atteint
de la maladie de Parkinson ait été reconnu par un tribunal administratif
français comme souffrant d'une maladie professionnelle. Une précédente étude
menée de 1999 à 2001 par
la MSA et l'Inserm avait montré que le risque de développer la
maladie de Parkinson était multiplié par 1.9 chez les personnes
exposées aux pesticides agricoles pendant plus de 15 ans, un facteur de
risque équivalent à celui de développer un cancer du poumon chez les
fumeurs passifs. Depuis, le possible lien entre utilisation de pesticides
et maladie de Parkinson s'est vu renforcer par plusieurs études. Ainsi,
une étude épidémiologique américaine réalisée sur plus de 140 000
personnes, publiée cet été par des chercheurs de l'école de santé
publique de Harvard à Boston, concluait que l'exposition aux pesticides augmentait le
risque de Parkinson de 70%. La nouvelle étude tentera d'évaluer
l'ampleur de l'exposition aux pesticides et de préciser, parmi le grand
nombre de molécules utilisées, lesquelles sont spécifiquement en cause.
Celle-ci s'annonce difficile d'autant plus que la maladie de Parkinson est
une pathologie complexe liée à des facteurs génétiques modulés par
l'environnement. Les résultats ne seront pas connus avant plusieurs
années. (OP)
; Source : LeMonde.fr
; Réf. : Ascherio
A, Chen H, Weisskopf MG, O'Reilly E, McCullough ML, Calle EE,
Schwarzschild MA, Thun MJ.,
2006. Pesticide exposure and risk for Parkinson's disease. Ann
Neurol. 60(2), 197-203 [Résumé
en anglais]
> À lire : Parkinson
: le rôle des pesticides reconnu (LeFigaro 27.09.06)
16 octobre 2006 : Les pesticides
périmés menacent l'Afrique d'une catastrophe sanitaire.
La récente
catastrophe écologique ivoirienne vient rappeler les risques
sanitaires posés en Afrique par le déficit d’infrastructures pour
l’élimination des pesticides chimiques accumulés au cours des
dernières décennies. Dans un article publié en septembre dernier
par le quotidien Jeune Afrique (www.jeuneafrique.com), Mark
Davis, le coordinateur du programme de nettoyage des pesticides périmés
à la FAO, affirmait en effet que les pesticides périmés
menacent l’Afrique d’une catastrophe sanitaire tout aussi
importante que celle que vit Abidjan aujourd’hui.
La situation est particulièrement inquiétante d'autant plus que le
phénomène, peu médiatisé et mal géré par les gouvernements, est
le plus souvent inconnu des populations directement menacées. Il
n'existe en effet pratiquement aucune informations destinées aux
populations concernées sur les précautions à prendre pour éviter
des contaminations. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS)
les stocks de vieux pesticides causeraient 20.000 morts par an dans
l'ensemble des pays en développement et auraient des conséquences sérieuses
sur la santé de 3 millions de personnes (cancers, malformations à la
naissance, etc.). En Afrique, ce n'est pas moins de 50 000 tonnes de
ces produits pesticides qui menaceraient actuellement la santé de
plusieurs milliers de personnes. Mark Davis estime qu’il
y en a probablement en réalité presque 100.000 tonnes en Afrique !
Des pesticides obsolètes et dangereux comme la dieldrine, le DDT et
le chlordane se retrouvent le plus souvent stockés dans des
conteneurs dont l'étanchéité a été endommagée par le temps ou
les guerres civiles, et laissés à l'abandon dans des décharges
publiques qui se retrouvent aujourd'hui à proximité des bidonvilles.
Ces pesticides oubliés affectent non seulement la santé des
personnes mais aussi celle du bétail et contaminent l'air, l'eau et
le sol. Des infiltrations peuvent ainsi contaminer de vastes zones et
les rendre impropre à l'agriculture. La situation est particulièrement
alarmante en Afrique subsaharienne. Depuis plus d'une décennie,
l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et
l’agriculture (FAO) et le programme des Nations-Unies pour
l'environnement (PNUE) tentent de sensibiliser le monde à cette
situation critique de plus en plus grave et d'aider les gouvernements
africains à éliminer ces pesticides périmés ou à en améliorer le
stockage. Un programme 'Africa Stockpiles Programme' (ASP), dont le coût
est évalué à près de 250 millions de dollars, a été récemment
mis en place et vise à éliminer tous les pesticides périmés et déchets
contaminés en Afrique au cours des 10-15 prochaines années et à
promouvoir des mesures de prévention. Mais les procédés d'élimination
des pesticides sont fort coûteux et dangereux, et en l'absence de
financements adéquats particulièrement de la part des industriels,
les efforts de nettoyage demeurent très lents et le risques d'une
nouvelle catastrophe sanitaire et écologique plane sur l'Afrique.
(OP) ; Source : Infos de la Planète - Un danger qui vient de l’intérieur - Jeune Afrique - 2006-09-17
> Lien à consulter : Africa
Stockpiles Programme (en anglais)
> À lire : La
Menace des pesticides en Afrique. Afrique Relance - ONU Vol.15
(1-2), page 42 (juin 2002)
3 octobre 2006 : L'OMS
recommande l'utilisation du DDT pour lutter contre le paludisme.
Alors que le DDT (dichloro-diphényl-trichloréthane) fait
toujours parti des 12 substances chimiques devant être
graduellement supprimées dans le monde conformément à la Convention
de Stockholm sur les polluants organiques persistants (POP) signée en
mai 2002, l'organisation mondiale pour la santé (OMS) recommande
aujourd'hui son utilisation à l'intérieur des maisons pour lutter
contre le paludisme. Selon l'OMS, la pulvérisation résiduelle de DDT
à l'intérieur des habitations et des abris pour animaux, si elle est
bien gérée, est un des outils les plus efficaces pour lutter contre
les moustiques vecteurs, et est sans danger pour la santé humaine et
animale et pour l'environnement. Ce radical et surprenant changement de
politique de l'OMS a suscité une controverse au sein de la communauté
scientifique,
et a soulevé les protestations de nombreuses organisations écologistes,
sociales et humanitaires. Pour ces derniers, le DDT reste un produit
dangereux, interdit aux États-Unis depuis 1972, qui est toujours classé
par plusieurs agences gouvernementales comme un agent persistant pouvant
perturber le système endocrinien et provoquer des cancers ou des lésions
nerveuses chez les hommes et les animaux. Après avoir connu un certain
succès dans la lutte contre la malaria dans les années 50, les
populations de moustiques vecteurs sont
devenues résistantes, réduisant de ce fait son efficacité, et le DDT
s'est rapidement avéré dangereux pour la faune et l'environnement,
principalement en
s'accumulant et en persistant dans les chaînes alimentaires. Les
adversaires de ce vieux pesticide chimique accusent aussi l'OMS de céder
aux pressions économiques et politiques de l'industrie chimique, et de
certains gouvernements étrangers, dont ceux des États-Unis, du Canada
et du Japon, qui souhaiteraient saper la législation internationale sur
les produits chimiques. Pour les adversaires du DDT, le paludisme dont
près de 90% des victimes sont africaines, est lié à la pauvreté et
au sous développement, et la solution chimique ne doit pas être la
composante majeure des stratégies de lutte contre cette maladie. Pour réduire
l'incidence du paludisme, ils préconisent plutôt une approche basée
sur la communauté comprenant diverses mesures comme le nettoyage des gîtes
de reproduction des moustiques, la distribution de médicaments et de
moustiquaires, la mise en place de mesures d'hygiène publique et de
projets locaux d'éducation à la santé, un traitement rapide et un
recours modéré au contrôle chimique. Actuellement 14 pays pratiquent
la pulvérisation résiduelle intérieure, c'est à dire le traitement
des habitations par des insecticides à effet lent et action longue, et
dix d'entre eux, dont l'Afrique du Sud, utilisent le très controversé
DDT. Financée en partie par les États-unis, l'utilisation du DDT
devrait maintenant s'étendre à une quarantaine de nouveaux pays au
risque de créer de nouveaux dommages collatéraux aux générations
futures. (OP)
> Lutte
antipaludique: l’OMS estime que l’utilisation de DDT à
l’interieur des habitations est sans danger pour la santé (OMS
15.09.06)
> Des
experts s'opposent à la guerre chimique contre le paludisme
(IPS 03.10.06)
> L'OMS
recommande le DDT pour des stratégies de lutte contre le paludisme (IPS
19.09.06)
25 septembre 2006 : Effets des pesticides
sur la santé : des recherches controversées.
L'établissement d'un lien clair entre les pesticides et certaines
maladies n'est pas toujours facile. [Lire
l'article de Jean-Philippe Angers] ; Source : La
Presse du 24 septembre 2006 disponible en ligne sur Cyberpresse.ca
21 septembre 2006 : "Les pesticides, une
bombe à retardement pour la santé humaine" (Franc-Vert).
Un article de Marie-Claude Laurin, étudiante en sciences de
l'environnment à l'UQÀM (CINBIOSE), publié par le magazine
environnemental FrancVert Vol. 3 No 2 Septembre 2006 [Lire
l'article]
> Site du CINBIOSE, le Centre
de recherche interdisciplinaire sur la biologie, la santé, la société
et l'environnement
> Site de FrancVert
> Site de
Nature Québec / UQCN (Union québécoise pour la conservation de la
nature)
21 septembre 2006 : "Utilisation des
pesticides, les risques pour la santé des enfants" (FrancVert).
Un article de Mathieu Valcke et Onil Samuel de l'Institut national de
santé publique du Québec (Inspq) publié dans le magazine
environnemental FrancVert Vol. 3 No 2 Septembre 2006 [Lire
l'article]
> Consulter
les publications de l'INSPQ sur les Pesticides et pollution agricole
> Site de FrancVert
> Site de
Nature Québec / UQCN (Union québécoise pour la conservation de la
nature)
21 septembre 2006
La biodégradation de
pesticides révèle que les canicules récentes ruinent les sols en décimant
les microorganismes
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/39053.htm
Les pointes de chaleur de l'été 2006 rappellent l'été
record de 2003 qui est considéré comme le plus chaud depuis 500 ans. Ces
périodes de chaleur excessive ont des conséquences sur les plantes qui
souffrent aussi de la canicule comme en témoignent les pertes des récoltes.
Moins visibles sont les dommages que subit le sol. La sécheresse cause en
effet des ravages parmi les microorganismes qui font du sol un milieu
vivant et une ressource incontournable pour les êtres humains.
L'équipe du Dr. Schroll du Centre de recherche sur l'environnement et la
santé (GSF) près de Munich étudie quatre sols différents à l'air
libre depuis 1997. Pour mesurer la santé du sol et son activité régénératrice,
Schroll observe au fil des saisons et des années la capacité du sol à dégrader
de l'isoproturon; cet herbicide sert de modèle pour les pesticides les
plus employés en agriculture.
Les pesticides sont dégradés par les microorganismes du sol. La teneur
en eau, ou plus exactement la disponibilité de l'eau dans le sol, est déterminante
pour l'activité des microorganismes: l'eau influence en effet d'une part
la répartition de l'air et donc de l'oxygène dans le sol, et apporte
d'autre part des substances nutritives ainsi que les produits à dégrader.
Le taux de dégradation d'isoproturon dans les sols observés par Schroll
est passé de 60% à 15% après la sécheresse de l'été 2003. Des tests
génétiques sur des communautés microbiennes révèlent que non
seulement le nombre de microorganismes dans les sols-tests a fortement
diminué, mais qu'en plus leur diversité s'est appauvrie: certaines espèces
de bactéries ont même totalement disparu de la surface du sol.
L'équipe du GSF a en outre constaté que le sol ne s'est toujours pas
remis de l'été 2003; même un arrosage idéal, réalisé
artificiellement, n'a pas suffit pour restaurer les populations
microbiennes. Le labourage en profondeur peut en revanche aider les
communautés de microorganismes à se reconstituer car les couches inférieures
de la terre ont moins été touchées par la sécheresse; mais les
pratiques agricoles actuelles sont insuffisantes et les prédictions de réchauffement
climatique renforcent la menace de détérioration des sols.
Une question préoccupante, car les pesticides non dégradés risquent à
terme de polluer les nappes phréatiques et de menacer les réserves d'eau
potable.
Source : Cette information est un extrait du
BE Allemagne numéro 302 du 13/09/2006 rédigé par l'Ambassade de France
en Allemagne. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et
sont accessibles gratuitement sur www.bulletins-electroniques.com
24 août : Toujours plus de pesticides dans les eaux
françaises ! Publié la semaine dernière par l'Institut
français de l'environnement (Ifen), le bilan de la contamination des eaux souterraines et de
surface par les pesticides pour les années 2003 et 2004 ne présente
aucune amélioration par rapport à 2002 et souligne l'inéfficacité des
politiques actuelles de réduction de l'utilisation des pesticides. Les
analyses réalisées dans 10000 stations de surveillance, réparties sur
l'ensemble du territoire français (métropole et DOM), révèlent en
effet une augmentation alarmante de la
contamination des rivières et des nappes d'eau souterraines par les
herbicides, les fongicides et les insecticides. Des résidus de pesticides sont en
effet maintenant présents dans 96% des rivières françaises et dans
61% des nappes souterraines (contre respectivement 75% et 57% en 2002).
Parmi les 229 substances décelées dans les eaux de surface, les plus
fréquentes sont des herbicides comme le glyphosate (le principe actif du Round-up)
et son produit de dégradation l'acide amino-méthyle-phosphonique (AMPA),
le diuron et l'isoproturon. Un autre herbicide particulièrement
persistant, l'atrazine, interdit d'utilisation depuis 2001 est toujours
présent dans les eaux souterraines. Dans de nombreux cas les
concentrations des résidus de pesticides sont telles qu'elles peuvent
nuire aux organismes aquatiques et qu'elles rendent l'eau impropre à la
consommation sans un traitement préalable. Ainsi les eaux de près de la
moitié des rivières françaises sont de qualité moyenne à mauvaise et
près d'un tiers des eaux des nappes phréatiques, dont le renouvellement
peut prendre plusieurs décennies, sont de qualité médiocre ou mauvaise.
Ces chiffres sont d'autant plus inquiétants que
les nouvelle substances phytosanitaires sont plus toxiques à de plus faibles
doses et que les effets à long terme des résidus sur la santé et
l'environnement sont encore mal connus. Pour protéger ses ressources en
eau et son environnement, la France, troisième
consommateur mondial de pesticides (70 000 tonnes par an) derrière les
États-Unis et le Japon, devrait rapidement prendre de nouvelles mesures pour réduire
l'utilisation de pesticides en agriculture. Plusieurs solutions existent
(promotion de l'agriculture biologique, développement des outils de
biocontrôle et des productions intégrées, etc. ) mais elles impliquent
généralement une remise en cause du modèle agricole actuel,
l'agriculture intensive, et nécessitent donc... un certain courage
politique !
(OP)
> Communiqué
de presse de l'Ifen (17.08.06)
> Les pesticides dans l'eau - données 2003 et 2004, les dossiers de
l'Ifen No 5 (août 2006) [Télécharger
au format PDF]
> Voir
la carte de la qualité des eaux en 2004 (Futura-Sciences.com)
> Lire l'article "Les
pesticides sont largement présents dans les rivières et les nappes
d'eau" (LeMonde.fr, 19.08.06)
> La
réaction du Mouvement des droits pour les générations futures
> Lire la nouvelle précédente : "Pesticides,
agriculture et environnement : vers une production intégrée
(INRA_Cémagref)" (PESTINfos, 19.12.05)
16 juin : Contamination en hausse des fruits et
légumes par les pesticides en Europe (MDRGF). Selon des
données inédites de la Commission européenne et recueillies en exclusivité par le Mouvement
des Droits pour les Générations Futures (MDGRF), la contamination par
les pesticides des fruits et légumes consommés en Europe serait en
augmentation, et atteindrait même un niveau record ! L'analyse de 60 000
échantillons, prélevés dans toute l'Union en 2004, révèle que 47% des
fruits et légumes sont contaminés par des résidus de pesticides, soit
une augmentation de 3% par rapport à l'année précédente. 23.4%
des échantillons testés présenteraient en outre plusieurs résidus de
pesticides différents. Au total, 197 pesticides différents auraient
été détectés contre 185 en 2003.
Les chiffres concernant la France, qui sont généralement au dessus de la
moyenne des contaminations européennes ne sont pas encore connus. Selon
François Veillerette, Président du Mouvement pour les Droits des
Générations Futures (MDRGF), "Cette situation est très
inquiétante quand on connaît les propriétés cancérigènes,
neurotoxiques, perturbatrice hormonales de nombres de ces pesticides
(...). Le MDRGF demande de toute urgence au gouvernement français de se
doter rapidement d’une politique de réduction de l’utilisation des
pesticides, afin de limiter au maximum cette contamination alimentaire,
qui constitue à juste titre la première crainte alimentaire des
français et des européens". [Lire
le communiqué du MDRG en format PDF] ; Source : www.pesticides-non-merci.com
> Le site du MDRGF
> Toutes les
études scientifiques sur les pesticides par François Veillerette (blog)
> Lire la nouvelle précédente : Moins
de pesticides dans les fruits et légumes (au Canada) ? (PESTInfos
30.01.06)
15 juin 2006 : Les poux font de la résistance.
Une étude scientifique menée au Pays de Galles
en Grande-Bretagne révèle que 80% des poux de tête (Pediculus
humanus) qui infectent les écoliers gallois sont résistants
aux pyréthrines et aux pyréthrinoïdes de synthèse. Ces derniers
seraient ainsi devenus moins efficaces contre les poux que les
organophosphorés, comme le malathion, d'autres insecticides neurotoxiques
mais reconnus généralement plus dangereux pour la santé des enfants que
les pyréthrinoïdes. Les poux deviennent donc de plus en plus difficile
à éliminer. L'étude est basée sur un échantillon de 3000 écoliers du
Pays de Galles, dont 8% se sont révélés infectés par des poux. À
l'aide de techniques de biologie moléculaire, les chercheurs ont
détectés dans 82% des parasites récoltés, des gènes de résistance
aux pyréthrinoïdes. Source : Sciences
et Avenir.com ; Réf. : Thomas DR, McCarroll L,
Roberts R, Karunaratne P, Roberts C, Casey D, Morgan S, Touhig K, Morgan
J, Collins F, Hemingway J.,
2006. Surveillance of insecticide resistance in head lice using
biochemical and molecular methods. Arch
Dis Child.,
édition électronique avancée du
14 juin 2006 [Résumé
en anglais]
>
Lire la nouvelle :
Leucémie
aigüe, l'incidence des pesticides pendant la grossesse (PESTInfos
17.01.06)
11 juin 2006 : Le code de gestion des
pesticides au Québec (Reportage de la Semaine verte à voir sur
Radio-Canada). "Le gouvernement québécois a adopté un
nouveau code de gestion des pesticides. Ce code interdit la vente et
l’utilisation de certains produits chimiques sur nos pelouses, sur les
terrains publics, parapublics et municipaux. La troisième phase de ce
code de gestion vient d'entrer en vigueur. Dorénavant, il sera interdit
d'utiliser un certain nombre de pesticides sur nos pelouses. Mais la réglementation
ne s’applique pas en agriculture ni sur les terrains de golf". [Voir
le reportage jusqu'au 11 août !] *Les
reportages de la Semaine verte sont conservés pendant une période de 2
mois suivant leur télédiffusion.
> Pour en savoir plus sur le
nouveau code de gestion des pesticides au Québec, visiter le site du
Ministère du Développement durable, de l'environnement et des parcs >>>
8
juin 2006 : Le pesticide « Merit » est risqué pour
la santé et l'environnement (CAP-Québec). Dans un
communiqué émis le 15 mai 2006, la Coalition pour une alternative aux
pesticides (CAP) met en garde la population
québécoise contre les risques pour la santé et l'environnement du
pesticide "Merit". Cet insecticide, dont l'ingrédient actif
est l'imidaclopride soupçonné d'être responsable d'effets néfastes sur
les abeilles dans diverses régions d'Europe, est commercialisé au
Québec pour contrôler les vers blancs, à savoir les larves du
hanneton commun (Phyllophaga anxia), du hanneton européen (Amphimallon
majalis) ou du scarabée japonais (Popillia japonica),
qui affectent les pelouses. Malgré le nouveau code de gestion des
pesticides, qui 'en fait pas mention, le Merit est souvent utilisé
abusivement comme "solution miracle et sécuritaire" par les
entreprises professionnelles d'entretien des pelouses. Alors qu' il est
vivement recommandé sur l'étiquette commerciale de ne pas cultiver de
plantes comestibles dans l'année suivant l'application du Merit, la CAP
dénonce l'absence d'avertissements pour les enfants qui jouent sur les
pelouses traitées et les risques auxquels ils sont exposés.
L'imidachlopride est un composé chloré neurotoxique, agoniste de la
nicotine, et systémique qui pénètre dans les plantes et est véhiculé
dans la sève. Le Merit et ses résidus toxiques peuvent persister
jusqu'à 3 mois dans les gazons, plus d'une année dans les sols, mais
aussi dans certaines circonstances contaminer les nappes phréatiques.
D'autre part, ses propriétés toxiques peu spécifiques s'appliquent
aussi bien aux vers blancs qu'aux abeilles pollinisatrices ou aux insectes
qui les contrôlent naturellement (nématodes, guêpes parasitoïdes,
etc.) et aux oiseaux qui les consomment en grand nombre. L'utilisation de
ce pesticide est d'autant plus inutile qu' il est
presque impossible d'éradiquer complètement les vers blancs, et il est
donc préférable d'adopter des méthodes culturales préventives pour en
limiter le nombre. Sur son site,
la CAP propose aux adeptes inconditionnels des pelouses vertes
d'autres solutions moins toxiques pour entretenir des "pelouses
écologiques", et pour prévenir ou contrôler les insectes
et maladies qui les ravagent. Enfin, il est important de souligner que
l'abondance des surfaces gazonnées dans les banlieues du Québec n'est
pas favorable à la biodiversité, et que leur fertilisation abusive
contribue à l'eutrophisation de nombreux lacs ! (OP) [Lire
le communiqué de la CAP en format PDF]
24 mai 2006 : La Lucilie cuivrée australienne prédisposée
à résister aux organophosphorés. La
Lucilie cuivrée australienne, Lucilia cuprina (Diptère
: Calliphoridé), provoque une myase très grave chez les moutons,
et affecte particulièrement les élevages en Australie et en Afrique du
Sud. Attirée par les replis laineux malodorants et humides des moutons,
cette mouche verte y pond des oeufs, puis ses larves creusent des tunnels
dans la chair de l'animal provoquant d'importantes lésions et des
infections bactériennes mortelles si elles ne sont pas traitées. Dans
les années 50, les éleveurs australiens ont utilisé des insecticides
organophosphorés comme le diazinon pour combattre ces diptères. Mais la
mouche est devenue très résistante en quelques années seulement. Récemment,
des chercheurs australiens (CSIRO) et néozélandais ont découvert sur
des mouches préservées, collectées avant l'utilisation des pesticides
chimiques, la présence d'allèles mutants du gène de l'estérase E3,
identiques à ceux qui confèrent la résistance au malathion, un autre
insecticide organophosphoré (la protéine enzymatique E3 modifiée dégrade
spécifiquement le malathion). L'allèle résistant au diazinon est la
forme de résistance aux organophosphorés la plus répandue en Australie
mais est rare dans les régions où la pression insecticide est plus
faible. La présence d'allèles résistants au malathion chez les mouches
préservées expliquerait donc la rapidité de la flambée de résistance
aux organophosphorés en Australasie. (OP) ; Source : Sciences
et Avenir.com ; Réf. : C. J. Hartley, R. D. Newcomb, R. J.
Russell, C. G. Yong, J. R. Stevens, D. K. Yeates, J. La Salle, and J. G.
Oakeshott, 2006. Amplification of DNA from preserved specimens shows
blowflies were preadapted for the rapid evolution of insecticide
resistance. PNAS Édition électronique avancée du 24 mai 2006 [Résumé
en anglais]
> Voir
des photos de la Lucilie cuivrée
> En savoir plus sur la lutte contre la Lucilie cuivrée en Australie :
"La laine fétide" par Alain Fraval (Insectes No 137, 2005) [Document
PDF]
17 mai 2006 : Une innovation majeure pour le
traitement à cœur du bois (INRA).
"Après six années de recherche, les chercheurs de l’unité
INRA-INPT-ENSIACET de Toulouse et les équipes R&D de l’entreprise
Lapeyre ont mis au point un traitement révolutionnaire pour le bois de
construction. Le procédé Wood Protect®, breveté par Lapeyre et
l’INPT, protège le bois à cœur contre les agressions extérieures
tout en lui conférant une stabilité et une durée de vie inégalées. Ce
traitement innovant repose sur un procédé chimique utilisant des réactifs
naturels et non toxiques. Il s’inscrit donc parfaitement dans le nouvel
axe prioritaire de la recherche, la « chimie verte », qui consiste à créer
des produits chimiques plus respectueux de l’environnement, notamment à
partir des ressources agricoles". [Pour
en savoir plus] ; Source : INRA
Presse Info
> "Le
traitement du bois qui va couper l'appétit des termites. Découverte d'un
produit 100 % végétal et 100 % non toxique" (PESTInfos
27.05.2005)
26 avril 2006 : Les herbicides pourraient
favoriser la résistance des moustiques aux insecticides. Des
chercheurs du laboratoire d'écologie alpine de Grenoble (Université
Joseph Fournier) ont étudié les interactions possibles entre l'Atrazine,
un puissant désherbant systémique, principal polluant des eaux et
interdit d'utilisation en France depuis 2003, et la sensibilité des
larves de moustiques aux insecticides. Leurs récents travaux, publiés
dans la revue Chemosphere, montre qu'un contact (de 2 jours) des
larves de moustiques Aedes aegypti avec l'Atrazine conduit à une
diminution significative de leur mortalité lorsqu'elles sont traitées
avec le larvicide biologique Bti ( Bacillus thuringiensis var. israelensis).
L'Atrazine pourrait donc favoriser indirectement la résistance des
moustiques vecteurs à certains insecticides comme le Bti et ainsi
diminuer l'efficacité des traitements. Ces résultats sont d'autant plus
intéressantes que les terres humides où s'accumulent les résidus
d'herbicides chimiques sont aussi les écosystèmes privilégiés par les
moustiques vecteurs pour se reproduire. Les campagnes de démoustication
et de lutte antivectorielle devront donc prendre en compte ces nouvelles
données écotoxicologiques pour assurer un contrôle efficace des
invasions de moustiques. (OP) ; Réf. : Boyer S, Serandour J,
Lemperiere G, Raveton M, Ravanel P., 2006. Do herbicide treatments reduce
the sensitivity of mosquito larvae to insecticides? Chemosphere,
édition électronique avancée du 27 mars 2006 (courte communication sous
presse) [Résumé
en anglais sur PubMed]
30 mars 2006 :
L'exposition professionnelle aux pesticides
agricoles augmenterait le risque de tumeur cérébrale.
Dans le cadre d'un important programme sur les cancers professionnels,
l'Association pour la recherche sur le cancer (ARC) et la FNATH, une
association des accidentés de la vie ont publié le 22 mars
dernier, les premiers résultats d'une étude sur l'impact des
pesticides et des produits phytosanitaires sur les tumeurs cérébrales. L’étude
"Cerephy" a en effet permis de mettre en évidence
que les risques de tumeurs cérébrales sont multipliés par 2,6 pour les
populations agricoles les plus exposées professionnellement à
ces produits et par plus de 3,2 pour certains types de
tumeurs du cerveau (gliome). L'étude a été menée en Gironde, une
région viticole du sud-ouest de la France particulièrement consommatrice
de pesticides, sur un échantillon limité de 221 patients atteints de
tumeurs cérébrales et de 442 personnes témoins indemnes. Ces résultats
concernent également les personnes qui entretiennent
leurs plantes d’intérieur avec ces produits. Compte tenu de
l'échantillon limité, les résultats apparaissent peu significatifs mais
rendent nécessaires des études à plus large échelle. Dans l'attente,
les auteurs du rapport préconisent de prendre des
précautions pour diminuer le niveau d’exposition des agriculteurs et
des jardiniers amateurs aux pesticides, par exemple par le port
d'équipements de protection (masque, gants,...) ou la modification du
mode d'épandage. (OP)
> Consulter le dossier de presse publié sur le site de l'ARC (Colloque
cancers professionnels ARC / FNATH - 03/2006,
fichier PDF à télécharger) >>>
> Lire la dépêche de l'AFP : Les
pesticides font augmenter le risque de tumeur cérébrale (Cyberpresse
Sciences, 22.03.06)
22 février 2006 : Les pesticides, hôtes indésirables
et dangereux des fruits et légumes (LeMonde.fr). La presque
totalité des fruits et légumes consommés en Europe contiennent des
traces de résidus pesticides. Plusieurs produits chimiques, y compris
certains qui ne sont pas autorisés, sont détectés dans les salades,
les carottes, les agrumes, les poires, les raisins, ... mais aussi dans
la nourriture pour bébé. Selon la direction générale de la
protection des consommateurs de la Commission européenne, 95% des échantillons
testés ne dépassent pas la limite maximale autorisée. Mais pour le
professeur Dominique Belpomme, cancérologue à l'Hôpital européen
Georges-Pompidou et fondateur de l'Association pour la recherche thérapeutique
anticancéreuse (Artac), ces limites réglementaires ne sont pas
suffisantes pour protéger les gens contre les maladies car les résidus
de pesticides s'accumulent dans les graisses humaines. De nombreuses études
scientifiques les soupçonnent de perturber le système endocrinien et
d'être à l'origine de certains cancers. En encadré, Le Monde rapelle
à ses lecteurs de nettoyer soigneusement les fruits et légumes afin de
réduire leur contamination (OP) ; Source : Le
Monde
> Moins
de résidus de pesticides sur les fruits et légumes ? (PESTInfos
30.01.06)
> Les
produits "bio" réduiraient l'exposition des enfants aux
pesticides (PESTInfos 02.11.05)
15 février
2006 : Concilier exigences écologiques,
toxicologiques et économiques : la production intégrée (INRA).
"Produire de façon économiquement viable et respectueuse de
l'environnement, c'est l'objectif de la production intégrée, une
approche de l'agriculture encore mal connue. Un projet de recherche
transversale et pluridisciplinaire intitulé "production fruitière
intégrée" a été mené pendant 4 années par l'INRA et le CTIFL
(Centre technique interprofessionnel des fruits et légumes). L'objectif
principal a été de mettre au point des méthodes de lutte alternatives
aux pesticides chimiques. Le succès de ce programme Production Fruitière
Intégrée permet d'envisager la mise en place d'un programme similaire
pour la production de légumes." [Lire]
; Source : Service de presse
de l'INRA
15 février 2006 : Pesticides et milieux
aquatiques : quels impacts ? quels risques ? (INRA). "Les pesticides, produits
visant à la destruction d'organismes vivants jugés indésirables, sont
utilisés depuis de nombreuses années dans différents domaines, comme
l'agriculture, mais aussi l'entretien des infrastructures routières et
ferroviaires, le traitement du bois ou bien encore divers usages privés
(jardinage, traitement des locaux…). Les pesticides retrouvés dans
les milieux aquatiques proviennent à la fois d'usages agricoles et
non-agricoles. L'agriculture évolue vers une amélioration de leur
usage visant à réduire leur dispersion en dehors des zones traitées
et leurs impacts sur l'environnement. L'agriculture
évolue vers une amélioration de leur usage visant à réduire leur
dispersion en dehors des zones traitées et leurs impacts sur
l'environnement." [Lire]
; Source : Service de presse
de l'INRA
> D'autres liens :Dossier Salon International de
l'Agriculture - Pesticides et milieux aquatiques Évaluation des effets écologiques
à long terme de la démoustication dans le Morbihan (INRA 14.02.06)
; Des
écosystèmes miniatures pour évaluer le risque écotoxicologique des
pesticides (INRA 14.02.06) ;
30 janvier 2006 : Moins de résidus de pesticides
sur les fruits et légumes ? Selon une étude menée par la
Commission de coopération environnementale de l'Amérique du Nord (CEE),
la proportion de fruits et légumes contenant des traces de résidus de
pesticides aurait nettement diminuée au Canada au cours des dernières
années. L'étude, basée sur des données fournies par l'Agence
canadienne d'inspection des aliments (ACIA) montre en effet une diminution
de 12 % à 4 % entre 1995 et 2002 de la proportion des fruits et légumes
frais, locaux et importés, contenant des traces d'insecticides
organophosphorés. Ces résultats suggèrent une réduction significative
de l'exposition attribuable aux pesticides. Cependant, la même étude révèle
que l'utilisation des insecticides organophosphorés aux États-Unis a
diminué de 44%, alors que la proportion de fruits, légumes et céréales
présentant des traces de résidus d'organophosphorés y a varié de 14 à
29% de 1994 à 2003. Une étude indépendante américaine, présentée
en novembre dernier au congrès de la Society of Toxicology and
Chemistry, révèle en outre que des légumes certifiés biologiques
contiendraient aussi des traces de résidus de pesticides. Des carottes
certifiées biologiques présentaient en effet des traces de résidus
d'insecticides organochlorés (produits de dégradation du DDT, Chlordane
et Heptachlore), pourtant interdits depuis plusieurs années. Ces résultats
soulignent que le délai de 3 ans sans traitements phytosanitaires nécessaire
pour la certification biologique est probablement insuffisant pour
"nettoyer" le sol de ces résidus particulièrement persistants.
(OP) ; Sources : Cyberpresse.ca
; Réf. : > CEE - La santé des enfants en Amérique du Nord.
Premier rapport sur les bioindicateurs et les mesures disponibles (volume
1), Chapitre sur les pesticides p. 68-73 : document
PDF à télécharger sur le site CCE.org ; > Lire aussi : Organic
vegetables not pesticide free (Environmental Science & Technology,
11.01.2006)
17 janvier 2006 : Leucémie
aigüe, l'incidence des pesticides pendant la grossesse.
Selon des chercheurs français de l'INSERM, les femmes qui ont
été exposées au cours de leur grossesse à des insecticides domestiques
incluant les shampooings anti-poux (généralement composés de
pyréthrinoïdes, lindane et malathion) ont deux fois plus de risques de
mettre au monde des enfants souffrant de leucémie aiguë. De 1995 à
1999, une vaste étude de cas témoin a été menée auprès de 280 mères
d'enfants malades et de 288 mères d'enfants non leucémiques. Selon
Florence Ménégaux, l'auteure de la récente publication, les résultats
de cette étude "confirment l'hypothèse selon laquelle divers types
d'exposition aux insecticides peuvent constituer des facteurs de risque
pour la leucémie aiguë chez l'enfant".
(OP) ; Source : Radio-Canada
; Réf. : F. Menegaux, A. Baruchel, Y.
Bertrand, B. Lescoeur, G. Leverger, B.
Nelken, D. Sommelet, D. Hémon, J. Clavel, 2006.
Household exposure to pesticides and risk of childhood acute
leukaemia. Occupational and Environmental Medicine 2006;63:131-13 [Abstract]
[Full text]
>Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) :
espace presse
Haut
de Page
|
|
2005
[27 nouvelles]
19 décembre 2005 : Pesticides,
agriculture et environnement : vers une "production
intégrée" (INRA-Cemagref). |
| En assurant depuis
plus de 60 ans de hauts rendements agricoles, les pesticides
chimiques ont permis le développement d'une agriculture intensive
et productiviste. Le système agro-industriel français, tourné
vers la productivité, est le 3ème consommateur mondial de
pesticides (75120 tonnes vendues en 2004 dont 57300 tonnes de
pesticides chimiques, selon les données de l'UIPP publiées en
2004, soit environ 5kg/hectare cultivé/an). Cependant
l'utilisation intensive de pesticides n'est pas sans conséquences
néfastes sur l'environnement. Toxiques et persistants, ils sont
devenus aujourd'hui une source importante de perturbation des
écosystèmes et leurs résidus dans l'eau et les aliments
menacent aussi la santé humaine. Leur emploi répété sur de
grandes surfaces conduit aussi rapidement au développement de
populations de bio-agresseurs (adventices, insectes ravageurs,
champignons phytopathogènes) résistantes qu'il devient de plus
en plus difficile de contrôler d'autant plus que l'agriculture
intensive accroît les risques phytosanitaires. La réduction des
pesticides et de leurs impacts environnementaux devient donc une
nécessité d'autant plus que le contexe réglementaire européen
devient de plus en plus exigeant. |

Photo : Olivier Peyronnet, avril 2003, mosaiques de cultures
dans les pyrénées orientales
La gestion des
questions phytosanitaires est à ré-envisager plutôt sous
l'angle de la "santé des systèmes de culture" que du
point de vue de la "lutte contre les ennemis des
cultures" |
Dans ce
cadre, une expertise scientifique a été menée conjointement par
l'INRA et l'Institut de recherche pour l'ingénierie de
l'agriculture et de l'environnement (Cemagref).
Ses résultats ont été rendus public jeudi dernier, le 15
décembre, lors d'un colloque qui s'est tenu à Paris. Selon les auteurs de cette étude, une
utilisation "raisonnée" des pesticides avec le maintien
du système productif actuel est difficilement tenable à long
terme. D'autre part, les méthodes alternatives de contrôle
biologique ont aussi montré leurs limites quant à leur
efficacité ou leur facilité d'emploi. Enfin, la réduction de
pesticides promise par les OGM n'a toujours pas été démontrée.
Face à cette situation, les experts préconisent de changer le
modèle agricole actuel en mettant en place un système de
"production intégrée" visant à prévenir les risques
phytosanitaires. Leur étude montre par exemple que l'utilisation
de variétés de blé "rustiques",
au rendement plus faible, permet de réduire les risques
phytosanitaires et les consommations de pesticides tout en étant
aussi rentables que les variétés plus productives. La mise à
profit de cette biodiversité variétale, la revalorisation de la
rotation des cultures, une plus grande adaptation aux terroirs
locaux combinées à une politique volontariste et incitative de
réduction des pesticides à l'instar de celle menée au Danemark,
sont des pistes à suivre ... (OP) ; Source : INRA Presse
Info (communiqué
de presse)
Réf. :
Aubertot J.N., Barbier J.M., Carpentier A., Gril J.J., Guichard
L., Lucas P., Savary S., Savini M., Voltz M. (eds), 2005,
Pesticides, agriculture et environnement : réduire l'utilisation
des pesticides et limiter leurs impacts environnementaux,
synthèse du rapport d'expertise, 68 p. [PDF]
; Résumé de l'expertise, 8 p. [PDF]
>À lire aussi les 2 articles parus dans Le Monde
(17.12.05) : Changer
l'agriculture pour réduire les pesticides ; La
politique volontariste du Danemark porte ses fruits
|
7 décembre 2005 : Le miel et les produits
chimiques. Alors que le combat contre les insecticides
systémiques Gaucho® et Régent® semble avoir porté fruit dans
certaines régions françaises, où les récoltes de miel s'améliorent
enfin, la controverse ressurgie en Belgique. Selon une récente étude
menée par des chercheurs de la Faculté universitaire des Sciences agronomiques de
Gembloux, il n'est pas possible de confirmer l’impact des pesticides sur la mortalité des abeilles. Les
scientifiques belges mettent plutôt en cause l'épidémie de varroase,
une maladie acarienne s'attaquant aux abeilles, et son traitement par
des acaricides comme la roténone ou le fluvalinate (Apistan®). Source
: Revue
de presse de la mission des Agrobiosciences du 11 octobre 2005 (Le
Monde, Le Soir et La Libre belgique)
5 décembre 2005 : La difficile élimination du bromure de méthyle. Le bromure de méthyle est un puissant fumigant non sélectif utilisé pour lutter contre les micro-organismes pathogènes
(bactéries, champignons et nématodes parasites) et les mauvaises herbes.
Il est principalement utilisé pour "protéger" les cultures de
fraises et de tomates et pour désinfecter les stocks de marchandises
(céréales, bois). Onéreux et très toxique pour les animaux et les personnes,
le bromure de méthyle est aussi très néfaste pour l'ozone
atmosphérique. Dans la stratosphère, le bromure serait en effet 60 fois
plus destructeur pour l'ozone que le chlore des CFC. Selon le Protocole de Montréal
adopté en 1987, ce dangereux pesticide devait être totalement éliminé
des pays industrialisés en 2005. L'an dernier, les États-Unis, le Canada
et plusieurs pays d'Europe dont la France avaient demandé d'être exonérés
de leur engagement. Cette année, les États-Unis renouvellent leur
demande d'exonération pour les prochaines années. Ces demandes devraient
être examinées au cours d'une réunion qui débute aujourd'hui à Dakar au
Sénégal. (OP) [En
savoir plus] ; Source : Sciences
et Avenir
>Lire la nouvelle : demande de
dérogation pour le bromure de méthyle (PESTInfos 24.03.04)
14 novembre 2005 : Des substances chimiques
toxiques polluent l'organisme des Canadien(ne)s. Une
étude pancanadienne réalisée par le groupe Défense
environnementale révèle la présence de nombreux polluants dans
l'organisme de citoyens canadiens. L'étude a permis de détecter dans
le sang de chacun des 11 volontaires un cocktail de substances chimiques
néfastes dont 10 insecticides organochlorés et des métabolites de dialkyl
phosphate qui sont des produits de dégradation des insecticides
organophosphorés comme le parathion, le diazinon, le malathion et le
chloropyrifos [Lire
le communiqué de presse] ; Source : Défense
Environnementale
>Consulter le rapport : Une
Nation Toxique, Rapport sur la Pollution chez les Canadiens (versionPDF)
2 novembre 2005 : Les produits "bio" réduiraient
l'exposition des enfants aux pesticides. Des résidus de
pesticides et d'herbicides se retrouveraient dans l'urine des enfants
qui consomment des aliments issus de l'agriculture industrielle. Mais on
n'en décèlerait pas chez ceux qui mangent des aliments
"bio". C'est ce que révèlent les résultats d'une récente
étude menée par des chercheurs américains du National Institute of
Environmental Health Sciences [Lire]
; Source : Passeportsanté.net
; Réf. : Lu C, Toepel K, Irish R, Fenske RA, Barr DB, Bravo R.,
Organic Diets Significantly Lower Children's Dietary Exposure to
Organophosphorus Pesticides, Environ Health Perspect. 2005 (sous
presse) [Abstract]
28 octobre 2005 : Les effets de la terre de diatomées et les extraits
de pois sur les insectes de denrées stockées. Les
insectes des denrées stockées posent de nombreux problèmes dans les
silos à grains, les moulins à farine et les usines de transformation
alimentaire. Selon l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation
et l'Agriculture (FAO), 5 à 10% des céréales sont perdus au cours de
leur entreposage. La protection des grains et des denrées stockées se
fait par des moyens physiques comme l'aération de silos, et par
l'utilisation de nombreux insecticides de synthèse dont certains sont
dangereux pour la santé humaine. La résistance de des insectes des
denrée stockées aux insecticides et la contamination des aliments par
des résidus d'insecticides ont poussé les chercheurs à s'intéresser
à d'autres types d'insecticides moins toxiques. Au cours du congrès de
la Société d'entomologie du Québec (SEQ), qui s'est tenu cette année
à Orford (Cantons de l'Est), Paul Fields du Centre de recherche sur les
céréales à Saskatoon (Agriculture et Agroalimentaire Canada) a présenté
deux alternatives prometteuses aux insecticides de synthèse : (i)
Constituée des coques de silice d'algues unicellulaires, la terre de
diatomées est une poudre très fine qui absorbe la cire de la cuticule
des insectes provoquant leur déshydratation ; (ii) Les extraits de
farine de pois contiennent de petits peptides, des saponines et des
lysolecithines qui ont des effets toxiques et antiappétents pour les
insectes de denrée stockées sans affecter leurs parasites. Source
: Société d'entomologie du Québec, Paul Fields, Wes Taylor et Xingwei
Hou, Travail dans la noirceur : Les effets de la terre de diatomées et
les extraits de pois sur les insectes de denrées stockées, 132ème
réunion annuelle de la Société d'entomologie du Québec, Orford, 28
octobre 2005 [Résumé]
>Pour en savoir plus (en anglais) : Enhancement
of protein-rich pea flour against stored-product insects and its affect
on the insect midgut (ARDI, Agri-Food Research and Development
Initiative, Manitoba)
28 octobre 2005 : OGM : Une plante sauvage devenue résistante aux
herbicides. Pendant qu'une étude mexicaine (voir la nouvelle "Les
OGM: bonne nouvelle" de l'Agence Science-Presse du 12/09/05) réfute
la crainte qu'ils aient pris la place d'une plante "normale",
une étude britannique conclut qu'ils seraient au contraire en train de
donner naissance à une plante hybride. D'après le quotidien
britannique The Guardian qui cite des chercheurs du Centre d'écologie
et d'hydrologie de Dorset, des gènes d'une version génétiquement
modifiée du colza se seraient en effet mêlés à une plante sauvage
voisine pour créer une nouvelle plante résistante aux herbicides. Source
: Agence
Science-Presse
>Lire l'article du Guardian (en anglais) : GM
crops created superweed, say scientists (Paul Brown)
25 octobre 2005 : L’enzyme nettoyeuse. Sans
la présence de cette enzyme, elle-même logée dans une bactérie, la
pollution des sols arrosés par un pesticide aurait été considérable.
Des chercheurs de l’Université de Caroline du Nord (USA) ont en effet
découvert que les résidus tenaces d’un pesticide étaient dégradés
en un clin d’œil par une enzyme de la bactérie Pseudomonas
pavonaceae. Cette dernière prolifère dans les champs de pommes de
terre, par ailleurs arrosés d’un produit destiné à tuer des vers
parasites, le 1,3-dichloropropène [suite]
; Source : Sciences
et Avenir
17 octobre 2005 :
Le Lindane pourrait être bannit d'Amérique du Nord d'ici 10
ans ? La Commission de coopération environnementale (CCE)
a rendu public le 5 octobre dernier l'ébauche d'un plan d'action relatif au lindane. Ce plan d'action vise la réduction ou l'élimination de l'utilisation du lindane en Amérique du Nord
(Canada, États-Unis, Mexique) d'ici les dix prochaines années. Le lindane est une substance chimique toxique
de la famille des organochlorés utilisée comme insecticide agricole et vétérinaire, et également comme médicament pour le traitement des poux et de la gale. Ce polluant organique persistant à grande dispersion, qui s'accumule dans les organismes vivants, a été largement répandu pendant des décennies. Cette substance cause des irritations cutanées et des nausées, et elle peut entraîner des convulsions et même la mort en cas d'exposition aiguë à des niveaux élevés.
Au Canada, l'utilisation du lindane comme médicament est actuellement
la seule utilisation autorisée [Lire
et télécharger le rapport] ; Source : Commission de coopération environnementale de l'Amérique du Nord
(CCE)
>Dossier sur le lindane (CEE, 2002) : télécharger
le fichier PDF
>>>Le lindane a été interdit en 1998 par la Communauté
économique européenne sous l'action des ONG. Il continue néanmoins à être
très utilisé dans les pays en voie de développement, en particulier
dans les plantations de cacao, où il est responsable de cancers chez les agriculteurs non formés ni protégés qui le
manipulent. Très
persistant, il s'accumule dans l'environnement et dans la chaine alimentaire.
En 1997,
une étude scientifique avait démonté que 15 à 20% des femmes Inuit
présentait des taux de lindane susceptibles d'être dangereux pour leur
santé. Le réseau américain Pesticide Action Network
milite depuis plusieurs années pour son interdication au niveau
international [En
savoir plus sur la campagne "Ban Lindane Now!"] (en
anglais). Selon, le PAN, les États-Unis ralentiraient les tentatives
d'interdire de lindane au niveau nord-américain (Voir "U.S. Blocks Progress on North America Phase Out of Lindane").
6 octobre 2005 : Détoxifier les effluents
phytosanitaires des exploitations agricoles. Des chercheurs
français de l'INRA de Dijon étudient un procédé utilisant les propriétés
naturelles de détoxification du sol pour traiter les effluents
phytosanitaires. Ce procédé limite considérablement les risques de
transfert des résidus phytosanitaires vers les eaux de surfaces ou les
nappes phréatiques. Le procédé, appelé "biobac", peut être
installé à coût réduit dans les exploitations. [Fiche
de Presse] ; Source : INRA
Presse Info
21 septembre 2005 : Matières plastiques et pesticides
pourraient altérer la fertilité masculine. Quels sont les effets
d'une exposition prolongée aux faibles doses de polluants présents dans
l'environnement ou l'alimentation ? La question est, de longue date, débattue
dans la communauté scientifique. Une étude américano-danoise, publiée dans
l'édition d'août de la revue Environmental Health Perspectives , apporte un
nouvel élément à ces discussions. Elle indique que des substances rangées
dans la catégorie des perturbateurs endocriniens, administrées aux doses présentes
dans l'alimentation courante, ont un effet mesurable sur le développement du
foetus. [Lire
l'article du Monde]
>Réf. : S.H. Swan, K.M. Main, F. Liu, S.L. Stewart, R.L. Kruse, A.M.
Calafat, C.S. Mao, J.B. Redmon, C.L. Ternand, S. Sullivan, J.L. Teague, and the
Study for Future Families Research Team, Decrease in Anogenital Distance among
Male Infants with Prenatal Phthalate Exposure, Environmental Health
Perspectives Volume 113, Number 8, August 2005 [Abstract]
16 septembre 2005 : Némagon : la loi des compagnies
bananières au Nicaragua. A Ciudad Nemagon vivent des
centaines de personnes malades à cause d’un puissant pesticide du même nom,
qui tue non seulement les nématodes de la banane mais aussi les personnes. Ce
produit a été utilisé abondamment par des entreprises bananières états-uniennes
au Nicaragua et dans d’autres pays, même après avoir été interdit aux
Etats-Unis quand ses effets cancérigènes ont été prouvés. Les puissantes
transnationales qui l’ont fabriqué et utilisé font pression pour que, dans
le cadre de l’accord de libre-échange entre les Etats-Unis et l’Amérique
Centrale (TLCCA, sigles en espagnol), les plaintes de plus de vingt mille
paysans malades soient oubliées [...]
; un article de Jesus Ramirez Cuevas (la Jordana) traduit en français par le Réseau
d'information et de solidarité avec l'Amérique latine (Risal)
>À lire, sur les
vitimes du Némagon (Risal)
13 septembre 2005 : 9% de la population en France boit une
eau contaminée par des pesticides. Une étude réalisée en 2002 et
2003 par le Ministère de la santé révèle que plus de 5 millions de français
ont été alimentés par une eau du robinet plus chargée en résidus de
pesticides que les limites de qualité réglementaires. Bien que l'eau du
robinet soit globalement de bonne qualité, ces nouvelles données confirment la
présence permanente de de pesticides et nitrates dans les rivières et eaux
souterraines françaises. Les pesticides et les nitrates, principalement émis
par l'agriculture, sont soupçonnés d'être à l'origine de cancers, de
troubles neurologiques et de la reproduction. [Dépêche
AFP / Yahoo actualités]
>>>Lire
le dossier de presse sur le site du ministère (document .pdf)
12 août 2005 :
Surveillance de l’exposition aux insecticides dans la population de l’île de Montréal.
L'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) et la Chaire en analyse des risques toxicologiques de l'Université de Montréal entreprennent une recherche sur l'exposition aux pyréthrinoïdes dans la population de l'île de Montréal. Les pyréthrinoïdes sont une gamme de pesticides utilisés en agriculture, en horticulture, dans la maison, en médecine vétérinaire et humaine et en santé publique contre les maladies transmises par des insectes. Le programme vise à déterminer la distribution de l'exposition réelle à ces produits dans la population montréalaise.[communiqué
de l'INSPQ]
4 août 2005 : Le Roundup serait-il responsable de la
disparition des batraciens ? Depuis le début des années 60, les
amphibiens disparaissent petit à petit de la surface de la Terre. 32 %
d’entre eux sont menacés d’extinction à court terme. Bien que les les
raisons de cette hécatombe demeurent encore inconnues, de nouvelles études
scientifiques, publiées cette semaine dans le journal Ecological Applications,
révèle que le Roundup, l'herbicide le plus utilisé dans le monde, causerait
la mort des tétards et des grenouille à de faibles concentrations. Le produit
en cause n’est pas le glyphosate lui-même mais un additif utilisé pour
faciliter la pénétration de l'herbicide dans les feuilles. [Lire]
; Source : Sciences
et Avenir ; Réf. : Rick A. Relyea, 2005, The lethal impact of
Roundup on aquatic and terrestrial amphibians, Ecological Applications Vol.
15, No. 4, pp. 1118–1124 [Abstract]
3 juin 2005 : Pesticides
: une toxicité héréditaire. Des composants chimiques toxiques,
présents dans certains pesticides, peuvent perturber la fertilité des rats mâles
sur quatre générations, selon une étude publiée aujourd’hui dans la revue Science.
Les chercheurs ont injecté ces produits chez des femelles enceintes, à un
stade crucial pour le développement des organes sexuels des foetus. La fertilité
des rejetons mâles était affectée, ont constaté Michael Skinner et ses collègues,
et les descendants de ces rats souffraient des mêmes problèmes jusqu’à
quatre générations. Bien que ces résultats ne peuvent être directement
extrapolés à l'Homme, les pesticides sont connus pour perturber le système
hormonal des mammifères. Source : Science
et Avenir ; >Pour en savoir plus :perturbateurs
endocriniens (Environnement Canada)
30 mai 2005 : Plus de 30 000 tonnes de pesticides toxiques
en Amérique latine. Les quantités de pesticides toxiques inutilisés
ou obsolètes en Amérique latine (principalement en Colombie, Bolivie et
Paraguay) sont estimées par la FAO entre 30 000 et 50 000 tonnes. Ces
pesticides aujourd'hui interdits ont été stockés au cours des 30 dernières
années. Les stocks périmés sont une source importante de contamination de
l'environnement et posent de graves problèmes de santé publique. La FAO lance
un appel à ses bailleurs de fond afin de financer les opérations de nettoyage
et de destruction de ces agrotoxiques. [Lire
le communiqué de la FAO]
27 mai 2005 : Le traitement du bois qui va couper l'appétit des termites.
Découverte d'un produit 100 % végétal et 100 % non toxique. Termites, capricornes et champignons sont de dangereux ennemis du bois de construction. Mais les produits utilisés pour le défendre sont toxiques pour l'homme et polluants pour l'environnement. La plupart seront d'ailleurs interdits à partir de 2008 par une directive européenne de 1998 sur les biocides. D'où l'intérêt de cette découverte d'un laboratoire toulousain
qui pourrait apporter aux industriels du bois une solution 100 % végétale et 100 % non toxique.
L'Asam (anhydride succinique d'alkénoate de méthyle) est une molécule produite à partir d'huile de colza ou de tournesol.
Selon Carlos Vaca-Garcia, chercheur qui pilote le projet dans le laboratoire de chimie agro-industrielle
de l'Ensiacet*, l'Asam n'est pas un biocide. " Grâce à une réaction chimique produite dans un autoclave, la molécule va s'accrocher dans le bois en profondeur et empêche l'eau d'y pénétrer, ce qui évite les champignons. Elle trompe aussi les insectes en leur faisant croire que le bois n'est plus de la cellulose. Pour les termites et les capricornes, le bois devient comme de l'acier : plus du tout appétissant !
". En fait, l'Asam transforme la cellulose en ester de cellulose, que les
insectes xylophages ne peuvent plus digérer faute d'enzyme adéquate. [article
de Libération] ; * Ensiacet : Ecole nationale supérieure des arts chimiques et technologiques, membre de l'Institut national polytechnique de Toulouse
(Laboratoire de chimie
agro-industrielle)
15 mai 2005 : Guerre du soja au Paraguay : le
napalm de Monsanto. Le petit pays sud-américain est devenu
en quelques années le troisième exportateur et le quatrième
producteur mondial de soja, en déplaçant des centaines de milliers de
paysans de leurs terres et en traquant ceux qui résistent entre la répression
et l’intoxication par les fumigations massives d'herbicides
(glyphosate et du paraquat) [Lire
l'article de Raúl Zibechi] ; Source : RISAL
>L'argentine
malade du soja transgénique (24 avril 2005)
9 mai 2005 : Le vol du bourdon affecté par
l'insecticide naturel Spinosad. Dans une étude récente
publiée dans dans la revue Pest Management Science, l’équipe
de Lora Morandin, de l’Université Simon Fraser (Colombie-Britanique)
a observé que les bourdons sauvages, exposé à l'insecticide naturel
Spinosad, dès l'état larvaire sont beaucoup moins habiles à l'âge
adulte pour butiner. Selon les chercheurs canadiens, ces effets
pourraient à terme affaiblir la santé des colonies de bourdons qui
sont, comme les abeilles, très utiles pour la pollinisation des plantes
agricoles. [Lire]
; Source : Sciences
et Avenir ; Réf. : Lora A Morandin, Mark L Winston, Michelle T Franklin, Virginia A Abbott,
2005, Lethal and sub-lethal effects of spinosad on bumble bees (Bombus impatiens Cresson), Pest Management Science (in
press) [Abstract]
>Le spinosad (mélange de spinosyne A et spinosyne D) appartient à
une nouvelle classe de molécules insecticides naturelles produites par
fermentation par la bactérie actinomycète Saccharopolyspora spinosa.
L'insecticide, qui agit au niveau du système nerveux de l'insecte
(activation des récepteurs nicotiniques), est commercialisé dans
plusieurs pays par Dow
AgroSciences depuis 1998 pour le contrôle de nombreux insectes
ravageurs agricoles [En
savoir plus]. Peu nocif pour l'environnement en comparaison avec les
insecticides synthétiques, le Spinosad est, jusqu'à présent, généralement
considéré comme une alternative compatible avec l'agriculture
biologique.
4 mai 2005 : La marche sans retour des victimes du
Nemagon. Au Nicaragua, cinq mille personnes affectées
par le pesticide Nemagon campent depuis presque deux mois à Managua
devant le bâtiment de l’Assemblée nationale, où ils sont arrivés
après une marche à pied (...)
Le Nemagon, dont l’ingrédient actif est le dibromochloropropane
(DBCP), est un puissant nématicide qui a été largement utilisé
pendant des décennies dans les cultures fruitières particulièrement
dans les plantations de bananes d'Amérique centrale (Costa-Rica,
Nicaragua, etc.). Pourtant, dès 1958, Dow Chemical, pionnière dans la
fabrication du Nemagon, avait détecté que le produit causait atrophies
testiculaires, stérilité et maux sévères aux poumons et aux reins
d’animaux de laboratoire. [Lire
l'article de Carlos Amorin] ; Source : Réseau d'information
et de solidarité avec l'Amérique latine (RISAL)
>Voir
la galerie de photos réalisées par Jérôme SessiniI sur les victimes
du Nemagon "Les oubliés de Chinandega"
>À Lire aussi
l'article "La plaie des agrotoxiques" de Hernan Hermosilla (La
Insignia, 2003)
31 mars
2005 : Enquête sur les effets des pesticides chez les agriculteurs.
La première enquête épidémiologique de grande ampleur sur les liens entre pesticides et cancers est lancée cette année par la Mutualité Sociale Agricole (MAS) en France, et pour cause : les agriculteurs sont les plus exposés aux fongicides, herbicides et insecticides. Les expérimentations animales ont montré que ces produits sont cancérigènes mais leurs effets sur l’homme sont encore mal connus. En France,
l’un des plus gros consommateurs de pesticides au
monde, aucune enquête au long cours n’a été menée. [En
savoir plus]
23 mars
2005 : La culture d'OGM à grande échelle
défavorable à la biodiversité. Les derniers résultats des
Farm-Scale Evaluations (FSEs), financées par la Grande-Bretagne, pour évaluer les effets des cultures transgéniques sur la biodiversité montrent que
les abeilles et les papillons sont moins nombreux dans les champs de colza d’hiver génétiquement modifié pour
tolérer un herbicide (le glufosinate) que dans les champs semés avec du colza conventionnel.
Les chercheurs notent que l'appauvrissement de la faune et de la flore
observé est cependant liée aux conditions d'épandage des herbicides. Ainsi,
le glufosinate, qui a un spectre d'action plus étendu et qui est
appliqué plus précocement que les herbicides utilisés dans les
cultures conventionnelles, tue d'avantage les plantes sauvages qui
favorisent la présence des insectes. Source : Sciences
et Avenir ; Réf. : Bohan D.A. et al., Effects on weed and
invertebrate abundance and diversity of herbicide management in
genetically modified herbicide-tolerant winter-sown oilseed rape, Proceeding
of the Royal Society B (2005) 272, 463–474 [PDF].
14 mars 2005 : Le
Round-up n'intoxique pas que les mauvaises herbes. Des études françaises montrent in vitro des effets indésirables du glyphosate, substance active de l'herbicide de
Monsanto le plus utilisé dans le monde. Le possible mécanisme d'une cancérogenèse évoqué par ces travaux reste à prouver chez l'homme.
L'enjeu est de taille, puisque l'utilisation du glyphosate croît avec
celle des organismes génétiquement modifiés, dont la grande majorité
a été spécifiquement conçue pour "tolérer" ce produit
actif, fatal aux végétaux. [Lire].
Source : Le Monde. >>> Réf. : Richard S.,
Moslemi S., Sipahutar H., Benachour N., Seralini G.E. Differential effects of glyphosate and Roundup on human placental cells and aromatase,
Environmental Health Perspectives
in-press
8 mars 2005 : Le Brevet du Neem
annulé par le Bureau Européen des Brevets.
L'Office Européen des Brevets (EPO) a définitivement et
irrévocablement annulé un brevet accordé à un fongicide dérivé d'un arbre indien aux vertus médicinales, le
neem (appelé aussi le margousier). Le brevet avait été déposé en
1990 par le ministère de l'agriculture des États-Unis et une firme
multinationale américaine. Les antagonistes ont demandé l'invalidation du brevet car les vertus fongicides du neem étaient connues et son utilisation répandue en Inde depuis plus de 200 ans pour la fabrication d'insecticide, de savons, de cosmétiques et de contraceptifs. En annulant ce brevet, l'EPO a reconnu que le brevet revenait à du biopiratage et que le processus pour lequel ce brevet avait été accordé était utilisé en Inde depuis des temps immémoriaux.
Cette victoire est le résultat d'un recours déposé, il y a cinq ans, par Vandana Shiva scientifique indienne de réputation internationale, Magda Alvoet,
consultante belge pour le programme des Nations unies pour l'environnement,
et la Fédération internationale des mouvements d'agriculture biologique (IFOAM). Leur action a été massivement soutenue par les paysans indiens qui ont fait parvenir 500 000 signatures exigeant cette révocation.Cette bataille gagnée a des implications sur d'autres cas de biopiratage ainsi que sur des amendements au droit des brevets indien (pour se conformer aux règles de
l'OMC). Source : Radio-Canada
>>> Les extraits de neem (Azadirachta
indiqua - Meliaceae), qui sont composés de plus de 50 matières
actives différentes (de la famille des limoïdes) présentent aussi une
grande potentialité insecticide sur plus de 300 espèces d'insectes
ravageurs.
5 mars 2005 : Les pesticides liés aux grenouilles hermaphrodites.
Selon une récente étude américaine de l'Université de l'Illinois à Urbana-Champaign,
publiée dans la revue Environmental Health Perspectives, la proportion de grenouilles
hermaphrodites (possédant à la fois des organes mâles et femelles) a fortement augmenté dans
l'État de l'Illinois avec l'apparition et la généralisation de produits chimiques
organochlorés, les biphényles polychlorés (BPC) et le DDT, un insecticide aujourd'hui
interdit. L'étude a été réalisée sur des grenouilles de l'espèce rainette grillon
(Acris crepitans) conservées dans les muséums d'histoire
naturelle depuis 1852 et qui ont aujourd'hui quasiment disparu.
Cette nouvelle étude confirme la corrélation entre les malformations
sexuelles chez les batraciens et les fortes concentrations des
pesticides accumulés et transportés dans l'environnement. Les
pesticides pourraient être ainsi à l'origine de l'important déclin
des populations de grenouilles observé ces dernieres années à
l'échelle de la planète, y compris au sein des parcs naturels et
réserves protégées. [Plus]
Réf. : Amy L. Reeder et al., Intersexuality and the Cricket Frog Decline: Historic and Geographic Trends,
Environmental Health Perspectives Volume 113, Number 3, March 2005 [Abstract]
1er mars 2005 :
Le lobby des pesticides accusé de publicité
mensongère. Alors que l'agriculture française consomme en
moyenne 107 000 tonnes de pesticides chaque année (2ème rang mondial
derrière les États-Unis), que 75 % des 1 500 cours d'eau analysés sont contaminés par des pesticides, ainsi que 57 % des 3 600 nappes souterraines
(données d'après l'Institut français de l'environnement), que de nombreuses études scientifiques
démontrent leur toxicité pour la santé et l'environnement, que le
Régent et le Gaucho sont accusés d'être responsables de la
disparition de 300 000 ruches françaises depuis 1994, le lobby
agrochimique, l'Union des industries de la protection des plantes (UIPP) s'est lancée dans une vaste
action de communication publicitaire pour tenter de redorer le blason
des produits phytosanitaires auprès du public français. Pour François Veillerette, du Mouvement pour les droits et le respect des générations futures
(MDRGF), «l'objectif de l'UIPP est de rendre les pesticides socialement acceptables, en faisant croire à un public non averti qu'ils ne sont pas dangereux pour la santé et l'environnement, que leur emploi est totalement indispensable et que de toute façon, les aliments biologiques ne sont pas meilleurs pour la santé !».
Des associations de défense de l'environnement ont porté plainte
contre les publicités mensongères de l'UIPP dans l'espoir de relancer
le débat public sur les effets néfastes des pesticides et sur leur
utilité. [En
savoir plus]
Haut
de Page
|
|
2003
[6 nouvelles]
25 novembre 2003 : Le
Paraquat, la mort au bout de la sulfateuse. La France a oeuvré
contre l'interdiction en Europe de cet herbicide très toxique pour la santé et
l'environnement. Quand les intérêts économiques priment sur la santé
publique : [PDF]
; autres articles parus dans Libération (fichiers PDF) : Les
effets à long terme restent une inconnue, un entretien avec Alexis Elbaz,
épidémiologiste à l'hôpital de la Salpêtrière à Paris ; Un
miracle devenu une plaie pour la nature ; Roulette
russe, Éditorial.
19 au 21
novembre 2003 : Colloque « Pesticides et santé »
à
l'Université de Montréal. Des centaines de pesticides sont
disponibles sur le marché et plusieurs nouveaux produits sont régulièrement
homologués, ce qui soulève des préoccupations en matière de risques pour la
santé associés à leur utilisation. Le colloque « Pesticides et santé »
vise à mieux caractériser l'exposition humaine aux pesticides et les risques
associés. Il vise aussi à faire état des outils et stratégies de gestion des
risques et de réduction de l'utilisation des pesticides. Axé sur la santé, ce
colloque permettra aux différents acteurs et intervenants de partager leurs
connaissances, leurs expériences et leurs réflexions sur la problématique
reliée à l'utilisation des pesticide. Infos
sur le colloque Pesticides et Santé.
>>>Pesticides : l'avenir
incertain des solutions alternatives
: Malgré un succès remarquable après
leur implantation en plusieurs endroits, les solutions alternatives à
l'utilisation de pesticides chimiques font face à un
avenir incertain. « C'est le même dilemme partout, a déclaré
Rod MacRae, du Fonds mondial pour la nature (WWF), lors du
colloque « Pesticides et santé » organisé à l'Université de Montréal.
La recherche et l'information abondent, les fonds sont parfois disponibles,
mais l'adoption [des nouvelles techniques] demeure limitée. »
Les ventes de biopesticides représentent à peine 2 % du marché mondial des
pesticides. Source : Réseau Proteus, Montréal, 21 novembre 2003 [Html]
[PDF]
>>>Des pesticides dans l'eau potable :
Le ministère québécois de l'Environnement détecte régulièrement des résidus de pesticides dans des sources d'approvisionnement en eau potable au Québec. Des quantités très faibles, mais qui préoccupent tout de même certains médecins présents au colloque
« Pesticides et santé ». Source : Cyberscience.com
(Québec Science 04/12/03)
31 juillet 2003 : La plaie des
Agrotoxiques. Entrevue
de Hernan Hermosilla, membre d'un réseau g'organisations populaires du Costa
Rica (Forum Emaüs) fait le point sur les tragédies provoquées par le DBCP
(aussi connu sous les noms de Némagon et Fumazone) et le Paraquat. Le DBCP est
un nématicide fut utilisé pendant 20 ans et provoqua la stérilité de
16000 travailleurs au Costa Rica. Il s’agit d’un produit hautement toxique
qui endommagea la vie de milliers d’ouvriers des plantations de bananes et de
leurs familles. On utilisa ce produit dans toute l’Amérique Centrale. Oui, il
fut appliqué aussi en Colombie et dans le sud du Brésil. En Amérique Centrale
on l’utilisa sur la côte caribéenne, qui est la région bananière par
excellence. Le résultat fut une grande rentabilité pour les transnationales
bananières, et des dommages terribles dans la vie des pauvres ouvriers qui ne
furent pas avertis du risque qu’ils encouraient. De là, la réaction des
syndicats, des organisations environnementales, et du Forum Emaüs qui agit pour
la défense et la promotion des droits humains. Une lutte qui continue encore. [suite].
Source : La Insignia (www.lainsignia.org).
Traduit de l’espagnol par :Pierre Trottier, juillet 2003, Trois-Rivières, Québec,
Canada. Publié par le Centre des Médias Alternatifs du Québec (www.cmaq.net)
9 juillet 2003 : OGM :
une agence gouvernementale canadienne contre le blé de Monsanto.
L'une des variétés de blé génétiquement modifié que la firme américaine
Monsanto veut introduire au Canada présente des «risques inacceptables» pour
l'environnement, peut-on lire dans un rapport destiné à la Commission
canadienne du blé (CCB). Le géant américain d'agrochimie avait demandé à
l'Agence canadienne d'inspection des aliments l'autorisation de procéder à des
essais, dans des espaces confinés en champ, sur son blé Roundup Ready qui résiste
mieux aux herbicides. Le rapport rédigé par trois universitaires manitobains
et rendu public mercredi par la CCB met en garde contre le risque de dissémination
dans la nature de cette variété de blé. «Dans les conditions actuelles, la
dissémination de blé Roundup Ready dans les provinces de l'Ouest serait une
catastrophe pour l'environnement», écrivent les professeurs René Van Acker,
Anita Brûlé-Babel et Lyle Friesen. La CCB a réagi à ce rapport en indiquant
qu'elle espérait «empêcher la dissémination prématurée» du blé de
Monsanto. «Nous implorons le gouvernement canadien de ne pas négliger les
conclusions de cette étude scientifique dans son évaluation», a déclaré le
président du conseil d'administration de la commission, Ken Ritter. Déjà le
22 mai dernier, la CCB avait écrit aux dirigeants de Monsanto Canada pour les
convaincre de retirer leur demande d'autorisation. La CCB avait expliqué
qu'elle craignait perdre une grande partie de ses débouchés à l'étranger, où
l'on a de sérieuses réserves au sujet du blé génétiquement modifié. Le
risque est colossal pour la commission, qui contrôle 20% des ventes de blé
dans le monde. Monsanto a également fait une demande d'autorisation aux États-Unis
et au Japon. Source : Radio-Canada ; Informations : Canadian
Wheat Board - "An
Environmental Safety Assessment of Roundup Ready® Wheat: Risks for Direct
Seeding Systems in Western Canada" Ce document pdf est disponible sur le
site de la commission canadienne du blé.
25 avril 2003 : Pourquoi les abeilles meurent-elles ?
Avec 20% de mortalité dans les
ruches arrégeoises en 2002, les apiculteurs sont très inquiets ! La faute à
qui ? les apiculteurs ont leur réponse : "Au Gaucho
imidaclopride, au Régent fipronil, deux produits hautement toxiques qui déciment
les colonies d'Abeilles. Le 21 janvier dernier le ministère français de
l'agriculture maintenait la suspension du Gaucho pour les semences de tournesol
mais l'autorisait pour le maïs, au grand dam des apiculteurs. De son côté,
Bayer Crop, la firme productrice du Gaucho, lancent des procédures judiciaires
à l'encontre des apiculteurs détracteurs de leur insecticide. Pourtant, c'est
tout un écosystème qui risque d'être boulversé : "Quand
il n'y aura plus de pollinisation, ce sera la fin des abeilles. Dès lors, 22000
types de plantes et fleurs vont disparaître". Source : La Gazette
Ariégoise (09000 Foix, France).
23 mars 2003 : Alerte
au Virus du Nil Occidental : Le Québec sur le pied de guerre ! Le
gouvernement québécois a récemment fait connaître la mise à jour de son
plan d'intervention pour la lutte contre le virus du Nil occidental. De
nouvelles activités de prévention, de surveillance et de protection de la santé
y sont prévues. En termes de prévention, une importante campagne de
communication aura pour objectif de rappeler aux citoyens québécois les moyens
de se prémunir contre les piqûres d'insectes, principal mode de transmission
du virus à l'être humain, ainsi que d'identifier et d'agir sur leurs gîtes de
reproduction. Un larvicide biologique (le Bacillus thuringiensis israelensis
ou Bti) sera appliqué dans certains milieux humides des régions où le virus
s'est manifesté de façon particulière l'an dernier, soit les régions de
Montréal, de Laval, des Laurentides et de la Montérégie. Cette intervention
vise à réduire de façon importante le nombre de larves et ultimement, de
moustiques susceptibles d'être porteurs du virus. Toujours dans cet objectif,
des pastilles de méthoprène seront également introduites, de concert avec les
autorités locales, dans les égouts pluviaux. Les résultats entomologiques des
années passées ont en effet mis en évidence le rôle de ces derniers dans la
prolifération des moustiques. Le méthoprène est un régulateur de croissance
qui élimine les moustiques en empêchant leur développement au-delà du stade
larvaire. Par ailleurs, les activités de surveillance seront accrues sur
l'ensemble du territoire québécois, et de façon plus intensive dans la région
métropolitaine de Montréal, ce qui fournira aux autorités de santé publique
les moyens pour suivre en temps réel l'évolution de la situation. Il sera par
exemple possible de déterminer les zones qui sont à risque en vérifiant la présence
du virus chez les insectes capturés aux stations de surveillance. Les gens
pourront de nouveau déclarer cette année la découverte de corvidés (geai,
corneille) morts ou malades par l'entremise d'une ligne téléphonique sans
frais. Le plan d'intervention gouvernemental peut être consulté sur le site
Internet du ministère de la Santé et des Services sociaux à l'adresse
suivante : www.msss.gouv.qc.ca/f/documentation/.
Plusieurs publications portant sur le virus du Nil, dont l'avis sur la
pertinence et la faisabilité d'un traitement préventif avec des larvicides,
sont par ailleurs disponibles sur le site Internet de l'Institut national de
santé publique (www.inspq.qc.ca/). [Bise
Vol. 14 N° 2 Mars-Avril 2003]
Haut
de Page
|